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qu’est ce que l’autisme

Qu'est de que l'autisme ?

L’autisme est un trouble du développement caractérisé par des perturbations dans les domaines des interactions sociales réciproques, de la communication et par des comportements, intérêts et activités au caractère restreint, répétitif…

Définition

Le trouble du spectre de l’autisme fait partie de l’ensemble des troubles neurodéveloppementaux décrit dans le DSM-V. Il se caractérise par des difficultés importantes dans deux domaines, soit la communication et les interactions sociales et les comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs. Le trouble du spectre de l’autisme est habituellement présent dans la petite enfance, mais peut apparaître de façon plus évidente au moment de l’entrée à l’école. C’est un état qui se manifeste différemment selon les personnes. Le TSA est l’appellation qui remplace les troubles envahissants du développement depuis 2013. Pour en savoir plus sur l’ancienne classification.

Les manifestations

Certains indices peuvent se présenter et inciter à une évaluation. Ceux qui sont identifiés avec un * se présentent de façon précoce soit entre 1 et 2 ans:

• ne babille pas, ne pointe pas ou ne fait pas de gestes communicatifs à 1 an*
• ne répond pas à l’appel de son nom*
• semble parfois être sourd*
• ne cherche pas à imiter*
• établit rarement un contact visuel*
• ne sourit pas*
• ne montre pas les objets à l’autre*
• perd des habiletés langagières ou sociales*
• établit difficilement des contacts avec autrui, semble indifférent aux autres
• semble préférer être seul
• ne demande pas d’aide directement
• résiste aux caresses
• éclate de rire sans raison apparente
• fait des crises de larmes, des crises de colère ou devient désemparé sans que l’on sache pourquoi
• résiste aux changements de routine
• est fasciné par les objets qui tournent
• s’adonne à des jeux obsessifs (ex : alignement d’objets) ou répétitifs
• ne semble pas savoir comment jouer avec des jouets
• ne craint pas les dangers réels
• porte un attachement démesuré à des objets

Les caractéristiques

Le trouble du spectre de l’autisme se caractérise par des difficultés importantes dans deux domaines, soit la communication et les interactions sociales et les comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs.
Le portrait clinique peut grandement varier d’une personne à une autre. Chacune présente une combinaison unique de signes et de symptômes. Le degré d’atteinte est différent selon l’âge, les caractéristiques cognitives et comportementales et la présence de conditions associées. Les manifestations peuvent également changer avec le temps. Les personnes autistes représentent un groupe tellement hétérogène qu’on dit souvent qu’il y a autant de forme d’autisme que de personnes autistes.

Communication et interactions sociales
On dénote des difficultés persistantes marquées par une absence ou un manque de réciprocité sociale. Entre ne porter aucune attention à l’autre et ne pas savoir comment amorcer une interaction, plusieurs manifestations sont possibles. Les difficultés sont aussi présentes dans la communication non verbale. Par exemple, il est souvent complexe pour une personne autiste de comprendre ce qui est sous-entendu dans l’intonation utilisée par son interlocuteur ou dans son haussement de sourcils. De plus, les règles implicites des interactions sociales ne sont pas acquises instinctivement, les relations sociales peuvent ne pas être appropriées pour l’âge de la personne.

Comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs
Chez certaines personnes autistes, on constate que les intérêts peuvent être peu nombreux, mais très développés. On remarque souvent des activités ou des comportements répétitifs tels qu’une manipulation étrange des objets (les aligner ou les faire tournoyer), des mouvements inhabituels du corps (balancement, torsion ou battements de mains), etc. Les changements peuvent entrainer une détresse importante accompagnée de réactions émotionnelles souvent subites et démesurées. Les activités répétitives ont un effet rassurant en raison de leur caractère familier.

Dans le trouble du spectre de l’autisme, les symptômes représentent un continuum qui varie de léger à sévère. Le degré de sévérité, précise le besoin de soutien de la personne et comporte trois niveaux qui se présente ainsi : 1. Requière un soutien, 2. Requière un soutien important, 3. Requière un soutien très important

Les symptômes doivent être présents depuis la petite enfance, mais ils peuvent aussi se manifester pleinement avec l’augmentation des demandes sociales. Ils limitent et altèrent le fonctionnement au quotidien.

Ce modèle de classification permet d’avoir un portrait plus juste de la personne autiste et de poser un diagnostic plus précis. En énonçant les difficultés de la personne et en identifiant ses besoins, les réponses en termes de services devraient être plus fonctionnelles.

L’évaluation

Les outils d’évaluation utilisés antérieurement au DSM-V ne sont pas assez complets s’ils sont utilisés individuellement. L’ADOS-2 est mieux adapté, mais l’utilisation de plusieurs outils est privilégiée. Dans tous les cas, il faut aussi observer la personne dans des contextes différents.

Les causes

Les causes ne font pas encore l’objet d’un consensus. On suspecte des causes génétiques et environnementales.

Autisme en chiffre

Dans le monde

Au Cameroun

Depuis plus de 10 ans, le programme de suivi épidémiologique ADDM (Autism and Developmental Disabilities Monitoring) des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies CDC (Centers for Disease Control and prevention), des États-Unis suit la progression épidémiologique de la conditions du spectre autistique (Trouble du spectre de l’autisme – TSA), avec des indicateurs analysés à partir de tous les dossiers de santé et les dossiers scolaires des enfants âgés de 8 ans provenant de 14 communautés américaines (ce qui représente plus de 8 % de la population d’enfants américains âgés de 8 ans) (CDC, 20123). Le groupe de chercheurs, qui analyse ces données annuelles depuis 2002, note que le taux de prévalence a augmenté de 78 % entre 2002 et 2008. En mars 2012, le taux de prévalence s’établissait à 1 enfant sur 88 (CDC, 20124). En mai 2013, les mêmes chercheurs rapportent que le taux s’élève maintenant à 1 enfant sur 50.

statistiques mal connus ; on utilise les chiffres internationaux (1 pour 100) , Les faits saillants de ces observations sont les suivants :
• quatre fois plus de garçons reçoivent un diagnostic de TSA ;
• un plus grand nombre d’enfants sont identifiés en bas âge (avant l’âge de 3 ans), mais la majorité d’entre eux ne reçoivent leur diagnostic qu’à l’âge de 4 ans ;
• en général, les enfants ayant des symptômes plus marqués sont diagnostiqués plus tôt que les enfants qui ont des traits plus subtils ;
• la majorité des enfants ayant reçu un diagnostic de TSA ne présentent aucune déficience intellectuelle (62 %).
• Les TSA sont aujourd’hui reconnus comme les troubles neurologiques les plus répandus (Geneva Centre for Autism, 2006) dans le monde entier, touchant des familles de toutes races, ethnies et couches sociales.